La question se tranche sur la durée du séjour, pas sur le prix affiché. C'est ce qu'on répond à la réception quand on nous la pose, et autant le dire tout de suite : nous sommes un hôtel classique, nos chambres n'ont pas de cuisine. Si vous venez trois mois pour un contrat, nous ne sommes pas la bonne adresse et nous vous le dirons.
Un appart'hôtel loue des logements équipés d'une cuisine ou d'une kitchenette, pensés pour qu'on y vive en autonomie : on fait ses courses, on cuisine, on étend son linge. La contrepartie est logique. Le service est plus léger, le petit-déjeuner rarement servi en salle, et la vie de l'établissement se réduit souvent à un comptoir d'arrivée. C'est un choix parfaitement rationnel quand on reste longtemps.
De notre côté, ce qu'on vend, c'est l'inverse : vous ne gérez rien. Le petit-déjeuner est servi en buffet dans notre salle de petit-déjeuner, le bar au rez-de-chaussée sert des cocktails classiques et une cuisine signée par un chef dans une salle qu'on a voulue discrète, et vous pouvez demander à la réception où dîner sans ouvrir une application. L'arrivée se fait à partir de 15h00, le départ à 11h00.
Il y a un deuxième critère, moins souvent évoqué : l'emplacement. La plupart des appart'hôtels parisiens se trouvent en périphérie de la ville ou près des gares, parce qu'il y faut de la surface. Nous sommes au 5 avenue Duquesne, entre les Invalides et l'École militaire, donc à pied du Champ de Mars, du musée Rodin et des quais. Sur un court séjour, ces trajets évités pèsent plus lourd que la cuisine dont vous ne vous serviriez pas.
Enfin, la question de la famille. On nous l'oppose souvent comme un argument massue pour l'appart'hôtel, et c'est en partie vrai avec des tout-petits qu'il faut nourrir à heures fixes. Mais pour une famille de trois, nous avons une chambre Triple pensée pour ça, et notre Junior Suite avec vue fait 28 m² avec un coin salon et un espace de travail. La surface existe aussi à l'hôtel, elle est juste organisée autrement.
